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ONG Terre Vivante
B.P. 1848
Nouakchott - Mauritanie

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Plan d'action 2005-2008

MauritanieACTION SANTE 2005−2008

A- Nutrition

Ce plan d’action sectoriel de Nutrition Communautaire et de Mobilisation sociale définit les actions majeures prévues dans trois wilayas de Trarza, de Gorgol et de l’Assaba identifiées comme étant parmi les plus touchés par la malnutrition et des maladies infanto-juvéniles.

Nous sommes entrain de rechercher les financements pour une sur le nord de la Mauritanie après le passage des criquets :Adrar,Dakhlet Nouadhibou,Tiris Zemmour

Ce plan d’action cadre bien avec la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté initiée par l’Etat et ses partenaires au développent.

I- Objectifs

L’objectif dans ces zones est de mettre en place des initiatives performantes et à moindre coût pour réduire la malnutrition et de faire une étude sur la situation de la malnutrition.

II- Composantes

Les actions prévues se regroupent en trois composantes complémentaires :

  • Nutrition communautaire
  • Mobilisation sociale
  • Microprojets
  • Etude
  • Secours d’Urgences
III- Activités prévues
  • Procéder tous les six mois à l’identification, l’inscription et au dépistage par mesures anthropométrique des enfants malnutris ;
  • Suivi de la croissance des enfants
  • Sélectionner les enfants atteints de la malnutrition
  • Réhabilitation nutritionnelle des cas de malnutrition admis dans les centres
  • Donner des aliments sous forme de ration sèche
  • Organiser des visites à domicile selon un programme élaboré
  • Eduquer et sensibiliser les bénéficiaires à travers des séances de causeries sur des thèmes de santé , de nutrition ou d’hygiène
  • Organiser des cours d’alphabétisation au profit des femmes bénéficiaires d’activités génératrices de revenus
  • Faires des démonstrations culinaires en vue de promotion des produits locaux et la promotion des bonnes pratiques alimentaires
  • Référer les cas de malnutrition graves identifiés au cours des séances de pesées
  • Etablir l listes des femmes enceintes et allaitantes et référer
  • Distribution des vivres pour les adultes dans les zones de sinistres
  • Faire des études pour voir sur la situation de l’insécurité alimentaire

Les femmes dont les enfants sont inscrits dans les CNC, s’organiseront en une structure et pourront en contrepartie de leur engagement dans les actions de lutte contre la malnutrition, obtenir le financement d’activités génératrices de revenus, des formations et de l’encadrement nécessaire pour la mise en œuvre de leurs activités.

B- Promotion des plantes médicinales

Prévisions 2005:

  • implantation d’une haie sur la moitié sud
  • mise en place d’un quadrillage sur le quart Nord-Ouest

IRRIGATION

Une adduction d’eau reliée au réseau du village a été réalisée en décembre 2001, avec pose d’un compteur et d’un robinet. Un tuyau permet l’irrigation avec des arrosoirs.

Il est prévu d’équiper le puits avec une pompe solaire et des bassins d’irrigation. Cela permettrait au jardin d’avoir une autonomie en eau tout en favorisant une réalisation avec une énergie renouvelable.

En cas de panne du moteur, la pompe solaire pourrait approvisionner provisoirement le village en eau.

Un système de goutte à goutte artisanal (qui existe dans la palmeraie) permettrait d’irriguer les haies.

ATELIER

Un bâtiment de 3 pièces de 35 m 2 est prévu , comprenant :
* Une salle de séchage, comprenant 7 armoires de 8 claies superposées chacune (soit un total de 56 m2) et un plan de travail. 3 fenêtres sur chaque longueur permettent la circulation de l’air (très sec) pour le séchage.( Cette salle a été construite en janvier 2003 et une armoire de séchage réalisée);
* Une salle de stockage et d’ensachage avec des plans de travail pour conditionner les remèdes à commercialiser et des étagères pour stocker les plantes séchées;
* Un laboratoire pour les préparations galéniques: sirops, pommades, etc…, équipé d’un évier, de paillasses carrelées, de réchaud à gaz et de placards de rangements pour les ustensiles et flaconnages. Une unité de fabrication d’eau distillée est prévue;
* Un local sera également utile pour abriter un moulin à huile (pour les fruits d’Azadarichta, Moringa et Balanites) et un alambic pour fabriquer des huiles essentielles (Ocimum, Basilicum, Lippia, etc…)

EQUIPEMENT PEDAGOGIQUE

Il est prévu en partenariat avec le collège de réaliser des fiches sur chacune des espèces présentes dans le jardin, présentant un dessin de la plante, ses caractéristiques botaniques et ses propriétés médicinales. Un étiquetage de chaque planche ou arbre sera réalisé, portant le nom vernaculaire, le nom scientifique et la famille botanique.

C- Prévention du VIH/Sida

I. Logique d’intervention

L’esquisse d’une lutte à « visage découvert » contre le fléau du VIH/SIDA en Mauritanie est récente. Certes, la problématique demeure encore largement enveloppée d’un épais voile de tabous et de « clichés terrifiants » mais la question du VIH/SIDA sort quotidiennement de l’ombre. Grâce au travail et à l’engagement accru depuis près de 4 ans d’une large famille d’acteurs (Etat, organisations de la société civile, partenaires au développement, mass media).

Le travail globalement accompli, s’il est appréciable (il va falloir du reste établir une revue d’ensemble des actions réalisées et en apprécier véritablement l’impact) demeure insuffisant et ne permet nullement d’évaluer l’étendue du mal au plan national.

Les programmes en cours sont spatialement circonscris aux grands centres urbains même si l’on peut estimer qu’il y a une couverture nationale grâce aux émissions radio. Ils portent sur la prévention à travers l’information du public et sa sensibilisation.

Si cette façon d’opérer est intéressante, elle reste néanmoins, très limitée dans son impact. Ce n’est d’abord pas toutes les catégories socio professionnelles qui écoutent la radio ou regardent la télévision, quand elles y ont accès. Beaucoup d’individus n’ont pas le temps de s’arrêter pour lire ou pourraient ne pas comprendre le sens des messages sur affiches ou posters…Pour certains, ils n’ont accès ni aux messages radios –TV, ni aux affiches en raison de leurs conditions de travail ou tout simplement de vie. Ces groupes ne sont pas encore ciblés par les projets et programmes jusqu’ici menés en Mauritanie.

II. Buts et objectifs de l’initiative.

Le but de l’intervention est de contribuer globalement aux efforts en cours pour atténuer, voire juguler l’expansion de la pandémie du sida.

L’objectif, de toute évidence, est de faire connaître la maladie pour mieux la contrer et prévenir de nouvelles contaminations.

Spécifiquement, il s’agit d’informer, de former et de communiquer à destination de catégories socio professionnelles particulièrement et de groupes singulièrement vulnérables.

III. Groupes concernés.

Deux groupes spécifiquement concernés par ce programme. Ce sont, les transporteurs routiers et les marins, la population carcérale de la prison centrale de Nouakchott. De toute évidence, d’autres groupes seront touchés par ce programme.

3.1. Les transporteurs routiers :

Ils sont plus de 16000 camionneurs, chauffeurs de taxi brousse, bus ….etc. à sillonner les routes de Mauritanie pendant toute l’année sur quatre axes principaux :

  • Axe Nouakchott –Rosso jusqu’à la frontière sud ouest avec le Sénégal sur 250km.
  • Axe Nouakchott/Kaédi/Selibaby jusqu’à la frontière sud avec le Mali (Kayes) sur plus de 700km.
  • Axe Nouakchott/Nouadhibou jusqu’à la frontière du Maroc sur 600km.
  • Axe de la route du Nord-Est : Nouakchott /Atar/ Chinguetti sur près de 600km.

D’un point de départ à l’arrivée, le trajet se fait par étapes, à la fois pour le repos, mais aussi pour divers ravitaillements.

Les voyageurs routiers imposent donc de longues absences et des fréquents déplacements qui mettent en contacts les transporteurs routiers avec les populations disséminées tout au long des parcours. La pratique courante, est que le camionneur dispose dans chaque localité de transit d’une épouse, d’une concubine, voire d’une maîtresse quand ce n’est tout simplement d’une compagne d’un soir.

C’est presque la règle générale pour les transporteurs de la sous-région. C’est pourquoi, le programme de sensibilisation prendra en compte aussi les transporteurs routiers fréquentant les axes susmentionnés en provenance des pays limitrophes ou au-delà (des pays à forte prévalence de VIH/SIDA).

3.2 Les marins :

Il s’agit des marins de la marine marchande, approximativement estimé à 20000. Ils embraquent ou débarquent à partir de deux ports en Mauritanie (Nouakchott, Nouadhibou). La durée moyenne de séjour en mer est de trois mois, souvent de plus de six mois.

3.3 Population carcérale :

Il s’agit des prisonniers de la maison d’arrêt de Nouakchott. Cette population qui se chiffre à environ 750 est très vulnérables du fait de la promiscuité et des comportements à haut risque dans les prisons de la sous région.

Des activités de formation et de sensibilisation ont déjà été mises en œuvre au profit de ce groupe au cours de 2004 avec le concours financier du CNLS. Pour cette phase, il s’agira de consolider l’acquis pour des activités d’IEC et de promouvoir le dépistage qui a été sollicité par un grand nombre de ce groupe.

3.4 Autres groupes :

Il s’agit des populations des quartiers populaires de Nouakchott et celles vivant au contact des transporteurs routiers et des marins à l’occasion des séjours lors des haltes pour les transporteurs et lors des séjours sur terre pour les marins.

Le nombre de ces groupes est variable. Il peut s’agir de la population urbaine d’une location sur un itinéraire de camionneurs ou du port d’attache de marins pour ce qui est des transporteurs et des marins. Mais le programme va cibler directement les tenancières des hangars, tentes ou restaurants dans les gares des escales des camionneurs (entre 4 à 5000 personnes pour l’ensemble des axes routiers identifiés). Toutefois, en fonction des méthodes d’information et de supports de messages, ce sont l’ensemble des populations des localités qui seront touchées par le programme (campagnes de sensibilisation à large échelle…)

D- Eau et Assainissement

La problématique de l’eau et de l’assainissement est actuellement l’un des défis majeurs à relever pour améliorer la situation sanitaire des populations au niveau des communes de Nouakchott.

Les mauvaises conditions d’hygiène sont en grande partie à l’origine de mortalité infantile.

Les diarrhées représentent quant à elles 30% des motifs de consultation chez les enfants de 0 à 5 ans.

Partenaires

  • Communes : Zouerat, Rosso, Kaedi, Boghé, Dar Naim, Traewa
  • Mouvement associatif
  • Services étatiques
  • Partenaires au développement
Assainissement

Objectifs du projet

  • améliorer les conditions de vie en milieu urbain et rural défavorisé 
  • contribuer à la réduction des maladies liées à l’eau et l’assainissement.
Eau
  • Améliorer l’accès à l’eau,
  • appuyer, là où ils existent, les processus de participation communautaire
  • Vulgariser le cadre juridique et réglementaire de l’accès à l’eau.
  • Renforcer la capacité des groupes défavorisés à l’accès et à la gestion durable de l’eau.
  • Participer à la mise en place de réseaux d’acteurs locaux pour améliorer
  • l’accès à l’eau des populations

Développement local

  • Partenaires : Communes  
  • Objectifs

L’objectif est d’élaborer des Plan Communaux de Développement (PCD) opérationnels qui reflètent les priorités de développement des populations, notamment celles des groupes vulnérables.

Activités prévues

  • L’activité principale portera sur l’élaboration des Plans Locaux de Développement et l’élaboration de Plans d’Investissement Annuels, au travers de processus participatifs et transparents d’identification et de classement par ordre de priorité des besoins en infrastructures de base aux niveaux des villages.
  • L’approche participative sera utilisée afin de s’assurer que les investissements retenus répondent véritablement aux besoins des populations.
  • Mise en œuvres des plans d’action

Promotion féminine

Le dynamisme des associations de femmes dans la vie socio-économique des villages et quartiers urbains périphériques est visible. Elles investissent majoritairement le secteur des activités génératrices de revenus (teinture, couture, petit élevage et agriculture interstitielle, micro finance, commerce…). Ces groupements constituent les principales pourvoyeuses de crédits indispensables réaliser des activités économiques. A leur échelle, les organisations féminines contribuent dans de proportions considérables à la croissance économique rurale.

Toutefois, la faiblesse du niveau d’organisation, d’information, et de qualifications des organisations féminines est une contrainte majeure au changement d’échelle vers des transformations sociales significatives. Les coopératives féminines sont d’abord confrontées à des contraintes majeures liées à un faible niveau d’organisation et au manque de qualifications professionnelles. Elles sont encore dans l’incapacité de valoriser leur potentiel et de saisir les opportunités qui s’offrent à elles. Mais si des appuis de renforcement de capacités sont utiles, il convient également d’apporter des soutiens matériels à des organisations dont la majorité est démunie.

La démarche de Terre Vivante consiste à articuler une dimension ‘’soutien matériel proportionné’’ à un appui méthodologique selon un processus de formation/information.

La finalité est de toute évidence d’ancrer des comportements durables, de changer d’échelle pour une transformation sociale significative.

Développement Rural Intégré

L’exode rural, la faiblesse ou le manque de couverture de service sociaux de base, l’absence de système cohérent et adéquat de gestion et de planification des infrastructures rurales nécessite de promouvoir des actions de lutte contre la pauvreté dans ses diverses formes.

Objectifs :

Contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations, sur le plan économique, social, culturel et environnemental en favorisant le développement de la productivité des coopératives et des petites moyennes propriétés dans le département

Les objectifs spécifiques sont :

  • Constructions des infrastructures socio économiques de base
  • Protection des cultures et la lutte antiérosive
  • Assurer une formation et une assistance technique aux groupements des femmes et les associations des jeunes

Bénéficiaires :

Les principaux bénéficiaires du projet seront les communes, les organisations communautaires de base notamment les coopératives des femmes, les associations des jeunes, les éleveurs, les populations.

ONG Terre Vivante